Les Fintech sont-elles des organisations pirates?

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Finobuzz – Les Fintech sont-elles des organisations pirates?

Lorsqu’on parle de Fintech, les mots innovation et disruption reviennent souvent. Les Fintech changent les règles du jeu dans l’industrie financière, à tel point qu’on peut se demander si ces entreprises sont des organisations pirates.

Les organisations pirates ont été étudiées par Rodolphe Durand et Jean-Philippe Vergne dans leur livre « L’organisation pirate: Essai sur l’évolution du capitalisme, » et selon les auteurs, les organisations pirates sont loin d’être des ennemis du capitalisme.

Les organisations pirates contribueraient en réalité au perpétuel renouvellement du capitalisme et à son extension en générant et diffusant de la variation à l’échelle technologique et sociopolitique.

À l’heure actuelle, le secteur de la Fintech est un des plus dynamiques en termes de diffusion de nouvelles technologies. Mais, est-ce suffisant pour classifier les entreprises Fintech comme des organisations pirates ?

Afin d’y voir un peu plus clair, Finobuzz a demandé son avis à M. Jean-Philippe Vergne, coauteur du livre « L’organisation pirate, » désormais professeur de stratégie à la Ivey Business School et codirecteur du Scotiabank Digital Banking Lab.

  • Deux critères essentiels

pp_pirateship.pngSelon Jean-Philippe Vergne, on trouve effectivement des organisations pirates parmi les Fintechs, « mais toutes ne le sont pas! » Le statut « pirate » des entreprises Fintech va dépendre de deux critères essentiels :

–        Sont-elles dans une « zone grise » en terme de régulation?  (c’est le cas pour les organisations décentralisées qui gèrent les cryptodevises, pour certains P2P lenders, etc.)

–        Ont-elles pour objectif de mettre fin à un oligopole et/ou de démocratiser l’usage de certains services? (c’est le cas par exemple pour beaucoup de Fintech dans les payments/remittances qui visent les pays en développement)

Dans la galaxie des Fintech, les organisations gérant des cryptomonnaies répondent à ces deux critères. « Bitcoin, Litecoin, etc. représentent des « decentralized autonomous organizations » opérant de manière horizontale et distribuée sans employés, sans PDG, et sans actionnaires. »

A l’origine de ces organisations, on retrouve les travaux des « cypherpunks » dans les années 90 qui ont développé certains outils crypto utilisés dans Bitcoin, souligne l’expert.

« A l’époque c’était illégal, car la crypto était considérée comme une arme aux US et échanger des emails sur le sujet « across borders » était donc considéré comme une exportation illégale de matériel de guerre… On a donc bien, historiquement, une fondation « pirate/hacker » derrière la création de Bitcoin. »

Sur Amazon: L’organisation pirate: Essai sur l’évolution du capitalisme

Poursuivez avec: Les grandes tendances 2018 de la Fintech

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