Québec: La grande rupture des pratiques technologiques des conseillers financiers

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Finobuzz – Québec: La grande rupture des pratiques technologiques des conseillers financiers

La concurrence dans l’industrie des services financiers ne cesse de s’intensifier et la réglementation de se complexifier, ce qui rend l’utilisation de la technologie incontournable. Toutefois, les pratiques technologiques des conseillers financiers québécois sont loin d’être homogènes, montre un récent sondage.

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Source: Meers

Les conseillers financiers qui ne veulent pas voir leur activité piquer du nez ne peuvent plus ignorer l’utilisation de la technologie dans le cadre de leur profession.

Pourtant, au Québec, les pratiques technologiques des conseillers sont encore très disparates, montrent les résultats d’un sondage réalisé dans le cadre du Colloque Finance 2017 tenu à Boucherville.

  • Quel usage de la technologie ?

Selon le sondage, bien que les conseillers financiers cherchent à réduire leur charge de travail en numérisant leur documentation et à accroître leur mobilité, la technologie vise avant tout leur clientèle pour :

  • L’augmenter ;
  • Mieux déterminer le profil client et cerner son appréhension au risque au travers des bases relationnelles ;
  • Rééquilibrer son portefeuille et lui offrir une planification financière mieux structurée ;
  • Offrir plus de flexibilité en termes de communication.

Consultez: La RegTech, c’est quoi ?!

« Les préoccupations d’intégration de processus et de support pour assurer un meilleur contrôle comptable et administratif viennent en second rang. »

  • Les 10 points marquants

1) Plus de la moitié (>52 %) des conseillers disent ne pas être en mesure de définir seuls les prochaines étapes requises pour numériser leur bureau ou cabinet. Pourtant, presque autant d’intermédiaires jugent que la technologie leur est indispensable pour éviter les erreurs et négligences tandis que 43 % affirment que la numérisation vise à desservir leur clientèle.

2) Les ‘teckis’ (ceux qui se disent prêts à relever le défi numérique) ont davantage numérisé leurs dossiers clients (68% à plus de 75% contre une moyenne de 47%) et les tiennent davantage à jour (62% à plus de 80% contre 48% en moyenne). Ces ‘teckis’ sont aussi les plus nombreux à participer aux décisions budgétaires en technologie et dépensent 29% de plus par année que les indépendants.

3) Près de la moitié des professionnels affirment avoir numérisé moins de 50 % de leurs dossiers clients et 41 % reconnaissent que 25 % à 50 % de ces dossiers ne sont pas à jour.

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Pixabay – CC

4) Environ 43 % des intermédiaires du conseil sont dépourvus de système de cryptage des données confidentielles de leurs clients ou ignorent s’ils en ont un et autant reconnaissent ne pas avoir d’assurance indemnité professionnelle couvrant les risques de cybersécurité.

Ne manquez pas: La cybersécurité est la préoccupation majeure du secteur financier

5) Les principaux besoins que cherchent à satisfaire ces représentants avec les nouvelles technologies se répartissent entre quatre domaines:

– À l’échelle de leur bureau ou cabinet: augmenter leur clientèle et accroître leurs affaires arrive au premier rang (31 %), suivi de la flexibilité de pouvoir travailler où ils veulent : au bureau, à distance (chez eux), chez leurs clients ou ailleurs, avec accès à toute l’information requise.

– Au plan organisationnel: améliorer leur système d’entrées et de sorties de documents et d’archives (47 %) par la numérisation l’emporte sur l’intégration de processus.

– Dans le domaine des investissements: bénéficier d’une plateforme plus perfectionnée de gestion tenant compte du profil de leurs clients (30 %) et d’un système intelligent de rééquilibrage de portefeuille (28%).

– En ce qui a trait au service clients: disposer d’un système de gestion des relations avec la clientèle (SGRC = « CRM » en anglais).

6) Les conseillers expriment une nette préférence pour les supports de mobilité, car presque 54 % d’entre eux passent plus de temps chez les clients ou en formation qu’à leur bureau.

7) Le degré de satisfaction des supports technologiques offerts par les courtiers et institutions financières à ces professionnels est plutôt partagé. Le degré d’insatisfaction le plus élevé concerne un accès numérique pas assez convivial et flexible pour les intermédiaires et leurs clients.

8) Les besoins de formation et d’accréditation sont très élevés, car 57 % des conseillers jugent que leur courtier ou institution financière devrait leur procurer un éventail d’accréditations et/ou de certifications (20 %) ou des formations dédiées de courte durée (37 %) concentrées sur les divers supports numériques adaptés aux services de conseils.

Lisez: Les 4 métiers de la finance disruptés par la technologie

9) L’industrie du conseil en services financiers représente un marché annuel en informatique et en télécom assez important. Les dépenses annuelles en supports logiciels par bureau ou cabinet dépassent plus de 2500 $ pour 55% des répondants.

10) L’avenir technologique des bureaux et cabinets en services financiers est d’autant plus névralgique que 47 % des répondants s’attendent à un changement organisationnel majeur (cession, retraite, acquisition d’autres affaires, etc.) d’ici cinq ans.

Conclusion:

Les pratiques technologiques des conseillers financiers sont donc loin d’être uniformes et certains éléments soulevés dans les résultats de ce sondage sont plutôt effrayants:

  • Absence de cryptage des données des clients pour 43% des répondants
  • 25% à 50% des dossiers clients non mis à jour pour la moitié des répondants

Il faut donc croiser les doigts pour que les pratiques numériques des conseillers financiers s’améliorent rapidement.

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Ce sondage a été réalisé auprès de 116 représentants québécois en épargne collective, planificateurs financiers ou conseillers en sécurité financière, grâce au partenariat d’ÉTS Formation et au support du Carrefour technologique de l’ESG UQAM.

Les auteurs de ce sondage rappellent que les résultats doivent être interprétés avec un maximum de prudence, notamment car « l’échantillon reste encore trop modeste pour être pleinement représentatif. »

Finobuzz remercie M. Robert Pouliot, enseignant à l’ÉTS et à l’ESG UQAM, pour nous avoir transmis les résultats de ce sondage.

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[Crédit photo de couverture: LifehackerTheJournal.ie]

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