L’explosion du tutorat, symbole de la déchéance de l’ESG-UQAM

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Finobuzz – L’explosion du tutorat, symbole de la déchéance de l’ESG-UQAM

Laissez-moi vous poser une petite question: avez-vous déjà pensé à recourir aux services d’un « tuteur » pour réussir vos examens [MAT2080, FIN3500, etc.] ?! Pour ma part, cette idée ne m’avait jamais traversé l’esprit.

Mais je suis [j’étais] naïf…

Et ma naïveté a disparu depuis maintenant quelques années, depuis que j’ai mis les pieds au Québec.

Et oui, avant, je vivais dans un monde de bisounours où le mérite prime avant toute chose, ce que certains « utopistes » nomment la méritocratie.

Mais en débarquant au Québec, j’ai découvert une autre facette des sociétés humaines.

hqdefault (2)Si le Mérite représente Dr Jekyll, j’ai nommé M. Mc Dollar dans la peau de Mister Hyde !!!

Et oui ici au Québec, tout [ou presque] se monnaye (bienvenue sur le continent américain), même [surtout] l’éducation.

Et dans la « Belle Province », on n’hésite pas à sortir les billets quant il le faut pour réussir ses études (ou pour acheter son diplôme ?!).

Ne loupez pas: Universités canadiennes: le Business des étudiants étrangers

En partant de ce constat, et après avoir pu observer l’activité générée par une entreprise de tutorat spécialisée dans les cours du baccalauréat en administration de l‘UQAM

(je tais son nom pour ne pas lui faire de publicité, quoique si vous traitez avec eux, c’est votre problème, c’est juste une preuve de c****** de votre part),

je me suis moi même lancé dans l’aventure, il y a maintenant deux ans.

À la différence de mon « concurrent » qui mise sur une stratégie old school que l’on peut appeler « stratégie de masse » en entassant entre 10 et 20 étudiants dans une salle et en les gavant comme des oies pendant 48h, ce qu’ils appellent des séances « intensives » [on parle de torture ou de soutien aux études ?] mon optique a été de surfer sur les concepts de notre époque qui sont la personnalisation du service, la disponibilité et le partage.

Je ne propose pas de date fixe, mes clients me proposent leurs horaires.

Je n’impose pas de structure à mes séances, je m’adapte à la demande de mes clients.

Leurs demandes sont au centre de mon entreprise et je m’adapte à celles-ci.

Bref, ce qui me différenciait, à l’époque, c’était que j’offrais un service sur mesure qui, jusqu’alors, était quasiment unique en son genre.

Je peux dire que je jouissais d’un certain statut de monopole, en tout cas en ce qui concernait le soutien aux études universitaires en finance, comptabilité et statistiques à l’UQAM.

Mais bon, la convoitise fait que les copycats [les suiveurs ou imitateurs en français] ne peuvent pas rester terrés à tout jamais…

Depuis maintenant deux sessions, certains étudiants sont entrés sur le marché et les offres de « tutorat » pullulent…

De la concurrence, vite, sauve qui peut ?!

Je niaise, je n’arrivais pas à satisfaire toute la demande et je ne vais pas mentir, je n’ai pas l’intention de faire ça toute ma vie car c’est ultra CHIANT !!!

J’ai aidé un certain nombre (un grand nombre) d’étudiants, c’était cool, mais comme toute chose, ça devient lassant

[c’est pas très stimulant sur le plan intellectuel de rabâcher toujours la même chose. Si vous aimez la redondance, devenez tuteur !!!]

Alors je suis content d’avoir de la concurrence 🙂

[BTW si Revenu Québec tombe sur cet article, allez faire un tour sur Kijiji vous allez découvrir un certain nombre de personnes qui offre ce genre de services et ne déclare probablement absolument rien… Faites-vous plaisir, démolissez-moi ces escrocs de pacotille !!!]

Ne loupez pas: Le travail au noir gangrène l’économie officielle, selon Desjardins

Et oui, je suis content d’avoir cette « concurrence » car il faut que la relève se forge.

Et c’est bien là que je commence à avoir la gorge qui se noue.

« Il faut que la relève se forge. »

Mais comment peut on forger une jeunesse quand cette jeunesse paye pour réussir des cours alors qu’en toute normalité, si ses enseignants étaient compétents ET si elle avait le niveau pour être à l’université, elle n’aurait pas à débourser un seul centime pour obtenir une aide extérieure ?!

Lisez: Conserver ses jeunes entrepreneurs, le défi de Montréal

Je ne l’ai jamais fait, je n’en avais pas les moyens, et ça ne m’avait jamais effleuré les neurones.

[Si je ne suis pas capable de comprendre quelque chose par moi même avec mes propres moyens, je considère que je n’ai pas le niveau et qu’il y a un problème,

alors je travaille plus, jusqu’à ce que j’ai atteint le niveau recherché…

Je sais que je vais en choquer certains en disant ça, mais je m’en fout.

Sérieusement, par moment, demandez-vous si vous avez vraiment le niveau pour suivre des études universitaires !!!!

Oui vos profs sont « nuls » mais j’ai eu les mêmes profs et je me suis débrouillé seul, cherchez l’erreur….

Il se peut qu’il vous manque des préalables. Dans ce cas,  faites le nécessaire pour apprendre ces « prérequis », allez à la bibliothèque, instruisez-vous sur Internet, mais faites quelque chose !!!]

Et il a fallu que je débarque à l’ESG UQAM pour y penser, et même créer un Business autour de ce concept…

Mais effectivement, si ça marche (et ça marche), c’est qu’il y a un problème, plusieurs problèmes probablement, et des gros problèmes.

Fondamentalement, je ne trouve pas que ce business soit très « sain » [par moment l’éthique reprend le dessus sur M. Mc Dollar, pour moi l’éducation doit être gratuite].

Vous ne devriez pas avoir besoin de tuteurs !!!

Vous devriez être capable de comprendre par vous même !!!

Je fais l’impasse sur l’incompétence de vos enseignants, je n’ai aucune emprise là dessus, la seule chose que je peux faire est de continuer à développer l’Espace Étudiants de Finobuzz afin que vous ayez TOUS (pas seulement ceux qui ont de l’argent et peuvent s’offrir une « aide ») des supports accessibles à tout moment et de partout pour vous aider à réussir vos examens [MAT2080 + FIN3500].

Par contre, si il y a bien une chose que je peux vous dire, c’est que le plus gros problème c’est VOUS et la manière dont vous gérez vos « émotions »:

VOUS PANIQUEZ !!!! (comme une gamine de 3 ans !!!)

Essayez juste de relaxer, soufflez, lisez des livres sur comment gérer son stress, je ne sais pas vraiment quoi vous dire, mais relaxez !!!

Ce n’est qu’un diplôme, un bout de papier, qui n’a aucune valeur en tant que tel !!!

Ce n’est pas un diplôme qui vous définit, c’est ce que vous faîtes qui vous définit !!!

stock-photo--sheep-within-a-mob-turn-to-check-out-the-photographer-104360954Et puis dîtes vous bien que si vous paniquez comme ça pour des examens et un bout de papier, vous n’allez pas faire long feu dans une entreprise !!!

 [En tout cas moi je ne vous embaucherais pas et si un jour j’ai un employé qui se comporte comme ça,  je le fout dehors sans délai !!!]

Ok, même si on vous forme à devenir des bons petits moutons de « gestionnaires », moi je vous souhaite plutôt de devenir votre propre Boss un jour, donc svp arrêtez de paniquer !!

FAÎTES VOUS CONFIANCE !!!

TRAVAILLEZ SUFFISAMMENT ET FAITES VOUS CONFIANCE !!!!

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L’explosion du tutorat est certes révélatrice de graves lacunes dans le système universitaire québécois, et notamment dans la formation offerte à l’ESG-UQAM, mais votre aisance à faire recours à un tuteur est parfois tout aussi inquiétante et alarmante.

[Et certains de vos tuteurs ne doivent pas hésiter à jouer avec vos émotions. Il n’y a rien de plus manipulable que quelqu’un rongé par la peur, l’angoisse et la panique…]

Vous ne pourrez pas toujours obtenir de l’aide en échange de quelques billets verts, et lorsque ce sera le cas, il faudra que vous soyez capable de faire face à votre problème par vous même !!!

Normalement, la fonction de l’université n’est pas uniquement de vous gaver de données (des grandes théories et beaucoup de blabla universitaire) comme des oies, mais aussi, bel et bien, de vous apprendre à développer votre système d’exploitation (votre capacité d’analyse et de synthèse, votre esprit critique, mais aussi votre ténacité, votre résistance au stress et à l’adversité, et votre résilience).

Donc, même s’il n’y a pas de honte à demander de l’aide lorsque l’on ne comprend pas quelque chose, ayez plutôt le réflexe d’apprendre à faire face à l’adversité plutôt que décrocher votre téléphone pour n’importe quoi, simplement car vous paniquez !!!

Finobuzz vous souhaite à toutes et à tous bon succès dans vos études et vos projets !!!!

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2 réponses à “L’explosion du tutorat, symbole de la déchéance de l’ESG-UQAM

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