8 FinTech émergentes à suivre en 2016

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Finobuzz – 8 FinTech émergentes à suivre dans le monde en 2016

L’émergence des FinTech pourrait faire perdre jusqu’à 4700 milliards de dollars aux banques, selon une récente étude de Goldman Sachs. Voici 8 entreprises FinTech qui devraient profiter de cette tendance en 2016.

La FinTech a le vent en poupe.

Un des derniers exemples en date de l’engouement pour ces startups: la MIT Sloan School of Management, la célèbre université américaine, vient de lancer un cours intitulé FinTech Ventures à destination des étudiants entrepreneurs intéressés par le secteur.

stock-photo-superhero-boy-child-flying-mid-air-above-cloud-level-204933304Normalement, l’adoption des produits et services Fintech devrait doubler en 2016, selon le cabinet Ernst & Young.

Ne manquez pas: Infographie: la FinTech en quelques chiffres

Après nous être récemment intéressé à 5 FinTech françaises qui devraient faire parler d’elles en 2016, nous nous focaliserons ici sur huit entreprises mariant finance et technologie qui bousculeront les règles du jeu mondial dans les mois à venir, selon Zoe Henry du magazine Inc.

  • 1/ Betterment

Betterment est une firme installée à New-York qui fait partie de la famille des « robot-conseillers » [robot-advisers].

Elle offre des services d’investissement automatisé et de conseil personnalisé.

Selon Inc., Betterment a connu une année record en 2015.

L’entreprise a vu son actif sous gestion (AuM pour Asset under Management) progresser de 200% l’année dernière, passant de 1 milliard à 3 milliards de dollars US !!

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L’atout principal de Betterment est le faible niveau des frais de gestion que l’entreprise prélève sur les comptes des investisseurs.

En fait, Betterment charge un taux compris entre 0,15% et 0,35% sur votre compte, ce qui est très compétitif comparativement aux frais des grandes enseignes (1% en moyenne selon le site de Betterment).

Consultez: Deutsche Bank se lance dans le robot-conseil

De plus, l’entreprise de robot-conseil vient de lancer un nouveau plan 401(k) pour la retraite à destination des entreprises, ce qui permet aux employeurs d’ouvrir des comptes d’investissement imposables, des IRAs, des Roth IRAs et des trusts

En décembre 2015, l’entreprise servait 125 000 clients, selon Yahoo Finance.

Pour en savoir plus: www.betterment.com ou sur Twitter: @Betterment

  • 2/ WePay

WePay est une entreprise basée à San Francisco proposant des services de paiement en ligne sur des plateformes telles que GoFundMe ou CrowdRise, selon Inc.

À l’origine, WePay offrait des services de paiement aux grands groupes mais depuis 2013, la startup se focalise uniquement sur les plateformes de financement participatif [crowdfunding.]

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En 2014, WePay a fait état d’un chiffre d’affaires de 24,9 millions de dollars US, et ses revenus approchaient 75 millions de dollars en octobre 2015.

Lisez: Crowdfunding: Indiegogo lance une plateforme pour les grosses entreprises

WePay charge un taux de 2,9% plus 30 cents par transaction.

En mai 2015, WePay a levé 40 millions de dollars pour « s’étendre mondialement, » selon le magazine Fortune.

Pour en savoir plus: www.wepay.com ou sur Twitter: @WePay

  • 3/Affirm

Affirm propose des prêts échelonnés aux gens qui font leurs emplettes sur Internet.

L’entreprise permet aux internautes de financer leurs achats sur le web (e-commerce).

Affirm a été lancée en 2013 par Max Levchin, le cofondateur de Paypal. 

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L’année dernière, Affirm a annoncé qu’elle s’associerait avec plusieurs écoles de programmation, dont General Assembly, Bloc et Kaplan, pour offrir des prêts aux étudiants.

Une des particularités d’Affirm est que l’entreprise ne repose pas sur le fameux score FICO pour estimer le risque de défaut des emprunteurs. 

Elle utilise plutôt un algorithme basé sur les données personnelles, incluant celles glanées sur les réseaux sociaux...

Consultez: Profil Facebook: Souriez, vous-êtes recrutés !!

Pour en savoir plus: www.affirm.com ou sur Twitter: @Affirm

  • 4/ CommonBond

« Appelez la FinTech ou place de marché du prêt, c’est comme vous voulez, mais c’est vraiment en marge du courant dominant, » dit David Klein, fondateur et pdg de CommonBond, cité par Inc.

CommondBond est une firme de prêt alternatif spécialisée dans le crédit étudiant basée à New York.

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CommonBond surf sur la crise du crédit étudiant américaine en y apportant une solution.

Il y aurait environ 1300 milliards de dollars d’encours de prêts étudiants aux États-Unis actuellement !!!

Lisez: Microfinance: hausse de 10 à 15 % prévue en 2016

En septembre 2015, CommonBond a levé 35 millions de dollars de financement et s’apprêtait à offrir ses services dans plus de 2000 écoles. 

À l’instar d’Affirm, le « sauveur des étudiants » n’évalue pas le risque de ses clients en se basant sur leur score FICO mais plutôt sur leur historique d’emploi et la situation de leurs comptes, etc.

Pour le moment CommonBond n’est pas encore profitable, mais David Klein a bon espoir que son entreprise atteindra l’équilibre financier d’ici un délai de deux ans.

Pour en savoir plus: www.commonbond.co ou sur Twitter: @CommonBond

  • 5/ Kabbage

Kabbage, une FinTech basée à Atlanta, propose des prêts en ligne aux entrepreneurs et au PME.

La spécificité de Kabbage est d’offrir des prêts de courte période et pour un gros montant, souligne Inc.

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En raison de taux d’intérêt relativement élevés (le taux annuel moyen est de 42%, selon Inc.), Kabbage ne facture pas de frais de dossier [commission de montage]…

Environ 70% des clients de Kabbage sont des petits entrepreneurs, « du salon de coiffure au petit détaillant de vêtements, » d’après Kathryn Petralia, cofondatrice de Kabbage citée par Inc.

Lisez: Startup: les trois types de crowdfunding, pour qui et pour quoi ?!

En octobre 2015, Kabbage a levé 135 millions de dollars US et pensait ajouter une centaine d’emplois à son effectif de 230 employés.

Selon le Wall Street Journal, la valorisation de Kabbage serait d’un milliard de dollars, ce qui la classe dans la catégorie des « licornes » .

Pour en savoir plus: www.kabbage.com ou sur Twitter: @KabbageInc

  • 6/ Orchard Platform

« Le prochain Moody’s? Orchard Platform est un guide pour développer l’industrie du prêt en peer-to-peer, » titrait Forbes l’été dernier.

Orchard Platform est une firme basée à New York de données financières qui connecte les investisseurs à quelques 130 préteurs sur le marché, selon Inc.

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« Orchard construit un logiciel qui achète des prêts et compresse toutes les données disponibles via Prosper et d’autres places de prêt en ligne pour analyser la performance de ces prêts au cours de la journée, » écrit Forbes.

Consultez: Fisc: Bercy mène l’enquête grâce au Datamining

Orchard distribue également depuis cette année (2016) un rapport sur l’industrie du prêt en ligne consultable sur son site internet.

Depuis son lancement en 2013, Orchard a déjà levé 44,7 millions de dollars, incluant une levée de 30 millions effectuée en septembre dernier.

Pour en savoir plus: www.orchardplatform.com ou sur Twitter: @orchardplatform

  • 7/ TransferWise

TranferWise fait partie des startups qui s’attaquent au transfert d’argent international.

TransferWise est « jusqu’à 9 fois moins cher qu’une banque », selon son fondateur Taavet Hinrikus, un ancien de Skype originaire d’Estonie. 

transferwise

TransferWise est située à Londres. L’entreprise a été lancée en 2011 et a connu une croissance fulgurante, à tel point que Sir Richard Branson a décidé d’y investir.

Lisez: Les 11 plus grosses firmes FinTech de Londres

Max Levchin, le fondateur d’Affirm [cf. supra] et cofondateur de Paypal, a aussi mis de ses deniers personnels dans TransferWise, selon Inc.

L’entreprise emploie aujourd’hui 400 personnes et permet d’envoyer de l’argent depuis 36 pays. Elle transfère 700 millions d’euros par mois.

Pour en savoir plus: www.transferwise.com ou sur Twitter: @TransferWise

  • 8/ Meniga

Alors que la majorité des startups Fintech sont en compétition frontale avec les banques et autres institutions financières, Meniga a fait le pari opposé.

Consultez: Les placements alternatifs maintenant accessibles aux particuliers grâce aux FinTech

Meniga, qui est basée à Reykjavik, la capitale de l’Islande,  a décidé de ne pas combattre les banques mais plutôt de mieux les servir en leur offrant un logiciel de gestion de finance personnelle [PFM pour Personal Financial Management].

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Meniga propose ses services à 25 banques en Scandinavie et en Europe.

En novembre 2015, l’entreprise islandaise a conclu un méga contrat de 1300 milliards d’euros avec Santander, la plus grosse banque de la zone euro, ce qui devrait augmenter ses revenus de 30 à 50%.

Ne loupez pasInsolite: une rue baptisée Dark Vador en Islande 

À l’automne dernier, Meniga a reçu le prix du World Summit Award pour la meilleure solution technologique en e-commerce et commerce des Nations Unies.

Pour en savoir plus: www.meniga.com ou sur Twitter: @meniga

Inspiré de: Zoe Henry (2016), 8 Emerging Fintech Startups to Watch in 2016, Inc.com.

Poursuivez en lisant: La menace Fintech: « c’est l’évolution, pas une révolution !! »

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