L’ESG-UQÀM ou le règne de l’hypocrisie

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Finobuzz – L’ESG-UQÀM ou le règne de l’hypocrisie

L’UQÀM est une université majeure au Québec. L’École des Sciences de la Gestion (ESG-UQÀM) formerait environ 20 % des gestionnaires de cette province canadienne… Toutefois, comme dans n’importe quelle comédie, ce qui se trame en coulisse est parfois moins reluisant !

Quelqu’un qui vous parle effrontément vaut mieux qu’un hypocrite dépravé. – George Sand; Gabriel (1839)

Votre humble serviteur [le fondateur de Finobuzz] est familier de l’institution UQAMienne depuis maintenant six ans pour y avoir étudié dans plusieurs départements.

Au cours de ces six années, il a été forcé de constater que peu ou rien n’évolue dans le bon sens dans cette université.

Nous irons même jusqu’à dire que la qualité se dégrade…

Fort de notre expérience vécue, nous n’hésiterons pas à poser le postulat que l’UQAM s’embourbe dans le Règne de l’Hypocrisie.

Hypocrisie: définition 

Selon le dictionnaire Larousse, l’Hypocrisie,  du grec hupokrisis (action de jouer un rôle) se définit comme une:

  • Attitude consistant à dissimuler son caractère ou ses intentions véritables, à affecter des sentiments, des opinions, des vertus qu’on n’a pas, pour se présenter sous un jour favorable et inspirer confiance. Ex: L’hypocrisie de la société mondaine.stock-vector-businessman-s-shadow-vector-flat-illustration-232648063
  • Action, parole destinée à tromper sur les sentiments, les intentions véritables de quelqu’un. Ex : Assez d’hypocrisie, jouons cartes sur table.

Lisez:  Le Volkswagengate ou le règne de l’hypocrisie

Hypocrite, l’UQAM ?!

Nous aurons du mal à nous prononcer sur l’UQÀM dans sa globalité, mais nous pouvons parler de ce que nous connaissons:

L’ESG-UQAM et son Département de Finance.

Ainsi, d’après la définition de l’Hypocrisie, nous nous attristons de devoir conclure par syllogisme que l’hypocrisie règne en maître au sein du département de finance de l’UQAM.

En effet, seule la coupole de l’hypocrisie peut justifier les menaces que Finobuzz a reçu en provenance des hautes instances de l’ESG-UQAM, suite à la publication d’un article polémique intitulé « Le Scandale de la Maîtrise en Finance Appliquée »

Le Scandale de la Maîtrise en Finance Appliquée: un article polémique

« Le Scandale de la Maîtrise en Finance Appliquée (MFA) » est un article qui a été publié sur notre site au début novembre [consultable ici].

Cet article relatait les événements sans queue ni tête qu’a vécu votre serviteur au cours de sa scolarité uqamienne, et émettait son opinion sur la qualité de l’enseignement et des supports qu’il a reçu à l’ESG-UQAM.

Après tout, l’UQAM fait campagne elle-même pour connaitre notre avis, pour avoir du feedback comme disent les pros de la com’.

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Crédit Photo: Finobuzz

Le ton de notre article était volontairement offusquant et vexatoire, l’objectif de cet article étant de faire bouger les choses.

En effet, tel que l’exposait un des pères fondateurs de l’Europe:

« Les hommes n’acceptent le changement que dans la nécessité

et ils ne voient la nécessité que dans la crise » – Jean Monnet – Mémoires

Malgré ce ton qui, nous le concevons, n’est pas forcément au gout des personnes incriminées, cet article s’inscrit, nous semble-t-il, en pleine conformité à la Loi et dans le cadre de notre liberté d’expression et d’opinion:

« Qu’est-ce que la liberté d’expression?

Sans la liberté d’offusquer, elle cesse d’exister, sans la liberté de défier, voire de se livrer à la satire de toutes les orthodoxies (…), elle cesse d’exister »  –Salman Rushdie

Que les Homo Professorus [Financiarus] et ceux qui les représentent s’offusquent est une chose, qu’ils prennent un comportement abusif et autoritaire en est une autre.

Et à priori, l’ESG-UQAM n’hésite pas à franchir la ligne jaune…

L’UQAM est certes demandeuse de feedback [officiellement de feedback positif comme négatif (cf. publicité de l’UQAM)] mais dans les faits, prenez garde à ne pas trop heurter sa sensibilité…

« On ne peut toucher au feu sans se brûler les doigts« , avertissait en son temps George Sand dans Le secrétaire intime (1834).

Censure, es-tu là ?!

Laissez-nous vous présenter le contenu du magnifique courriel que la rédaction de Finobuzz a reçu suite à la publication de l’article « Le scandale de la MFA »:

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De notre point de vue, ce courriel, les menaces et les allégations mensongères qui y figurent, ne sont rien d’autre qu’une forme de censure.

En effet, la censure est la limitation arbitraire ou doctrinale de la liberté d’expression de chacun, expose Wikipédia.

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Source: Wikipédia

« Elle passe par l’examen du détenteur d’un pouvoir (étatique ou religieux par exemple) sur des livres, journaux, bulletins d’informations, pièces de théâtre et films, etc. avant d’en permettre la diffusion au public. »

Par extension, la censure désigne différentes formes d‘atteintes à la liberté d’expression, avant et/ou après leur diffusion (censure a priori et a posteriori)…

Hum… Pas très glorieux !!

Nous nous mettons toutefois dans la peau de l’avocat du diable et nous nous demandons:

« Un statut d’ « étudiant » limite-t’il ipso facto la liberté d’expression et d’opinion dudit étudiant vis-à-vis de l’université dans laquelle il est inscrit ?! »

Pour le moment, nous n’avons pas de réponse officielle à cette interrogation, mais nous penchons ouvertement en faveur du NON:

Un étudiant a le droit de penser ce qu’il veut de son université et de le crier sur tous les toits !!! 

Consultez: Les trois lettres qui vous mèneront au succès: NON !!

La diffamation, c’est quoi ?!

La diffamation, selon la Cour suprême du Canada, consiste dans la communication de propos ou d’écrits qui font perdre l’estime ou la considération de quelqu’un ou qui, encore, suscite à son égard des sentiments défavorables ou désagréables, expliquent Me Philippe Asselin et Me Serge Bouchard de Morency, société d’avocats, dans un billet sur le sujet.

« Il faudra donc se demander si un citoyen ordinaire estimerait que les propos tenus, pris dans leur ensemble, ont déconsidéré la réputation d’un tiers, soit par des paroles diffamatoires, par l’idée qu’elles expriment explicitement ou encore par les insinuations qui s’en dégagent », poursuivent les avocats spécialisés en la matière.

Bien que certains propos peuvent paraître acerbe ou offusquant, ceux-ci n’engageront pas nécessairement la responsabilité civile de leur auteur, soulignent-ils.

En effet, il faudra que le demandeur démontre que l’auteur des propos a commis une faute.

Cette faute peut résulter de deux genres de conduite, selon les avocats:

stock-photo-open-hand-raised-stop-gossip-sign-painted-multi-purpose-concept-isolated-on-white-background-1749453231/ l’auteur des propos, sciemment, de mauvaise foi, avec l’intention de nuire, s’attaque à la réputation de la victime et cherche à la ridiculiser, à l’humilier, à l’exposer à la haine ou au mépris du public ou d’un groupe.

2/ un comportement dont la volonté de nuire est absente, mais où l’auteur des propos a, malgré tout, porté atteinte à la réputation de la victime par sa témérité, sa négligence, son impertinence ou son incurie.

Ne loupez pas: Gestion des risques: le risque de réputation 101

Pour la faute, le tribunal a recours à la notion de personne raisonnable, en se demandant comment cette personne agirait, dans les mêmes circonstances que le défendeur, dit de son côté le Conseil de Presse du Québec.

« Le juge suppose que le citoyen ordinaire et la personne raisonnable tiennent compte de la liberté d’expression, inscrite à la Charte québécoise des droits et libertés de la personne », écrit le Conseil de Presse.

Un juste équilibre doit être réalisé entre ce droit et le droit à la réputation assuré par le Code civil du Québec.

« La notion d’intérêt public, aussi inscrite à la Charte, permet de faire l’arbitrage entre ces deux droits », selon le Conseil de Presse.

Il faut surtout retenir qu’en matière d’intérêt public l’information diffusée doit atteindre un objectif  d’utilité sociale et ne pas simplement servir de voyeurisme journalistique ou de potinage inutile, rappelle LaLoi.ca.

Selon la définition de Gadrey (2006) reprise par Diane Rodet du Conservatoire national des arts et métiers. est d’utilité sociale l’activité d’un organisme d’économie sociale et solidaire qui a pour résultat et objectif de contribuer:

  • à la réduction des inégalités économiques et sociales, y compris par l’affirmation de nouveaux droits,
  • à la solidarité (nationale, internationale ou locale) et à la sociabilité,
  • à l’amélioration des conditions collectives du développement humain durable (dont font partie l’éducation, la santé, la culture, l’environnement et la démocratie)

Notre article, un article diffamatoire ?! 

Maintenant que nous savons ce que signifie la diffamation et ses composantes (faute-préjudice-causalité), mettons en pratique nos connaissances sur notre cas.

En l’espèce, nous tenons à souligner que, contrairement aux suppositions transformées en allégations mensongères par le doyen de l’ESG dans son courriel, aucun propos rapporté dans notre article n’est faux.

L’intégralité de ce qui y a été décrit a été vécu par l’auteur de cet article.

Insinuer que nos propos sont faux revient à nous traiter de menteurs et porte donc atteinte à notre réputation !!!

Consultez: Edward Snowden débarque sur Twitter, et suit la NSA

Ainsi, il pourrait bien y avoir un retour de manivelle.

Finobuzz pourrait aussi estimer que le courriel qui nous a été envoyé

[constituant un motif de plainte pour harcèlement criminel car l’UQÀM avait reçu l’ordre de ne plus communiquer avec nous suite à de trop nombreux appels reçus de leur service de sécurité….]

est constitutif de DIFFAMATION !!!

De plus, notre intention n’est absolument pas de nuire, et ne l’a jamais été.

Notre intention est bel et bien de faire évoluer l’ESG-UQAM et son département de finance et ce, pour le bien des futurs étudiants de cette université.

Nous poursuivons un objectif d’utilité sociale, dans le cadre de l’intérêt public.

Ni plus, ni moins !!

Nous nous contentons d’informer nos lecteurs, avec le maximum d’objectivité et de transparence.

Pour preuve de notre bonne foi, nous avons même accepté, à la demande de la responsable de la sécurité de l’UQAM, de mettre dans l’anonymat un enseignant décrit dans notre article, pour ne pas lui porter de préjudices.

Toutefois, le doyen de l’ESG a préféré « pousser le bouchon un peu trop loin »….

Nous tenons aussi à ajouter que Finobuzz ne porte aucunement atteinte à la réputation de l’ESG-UQÀM.

Nous nous contentons de relater des faits véridiques.

Ce sont les agissements des membres de l’ESG (professeurs et doyen) qui portent atteinte à la réputation de cette vénérable institution universitaire.

Concluons cet énoncé des faits en soulignant que notre sentiment de service de piètre qualité est partagé par d’autres étudiants de l’UQAM que nous côtoyons, des étudiants qui sont des « citoyens ordinaires et des personnes raisonnables ».

En nous menaçant, en refusant de nous laisser nous exprimer, en faisant la sourde oreille aux sirènes d’alarmes que nous tirons, vous ébranlez jour après jour votre réputation.

Finobuzz ne fait que pointer les projecteurs sur des pratiques parfois « douteuses » et / ou « autoritaires » , et ce, dans le cadre de notre liberté d’expression, en nous arrêtant « là ou commence la liberté des autres ».

Poursuite-bâillon ou droit de réponse, à vous de choisir

Les poursuites-bâillons [ou SLAPP (Strategic Lawsuit Against Public Participation)], sont des actions judiciaires intentées par des compagnies ou des institutions contre des individus ou des groupes de pression, en vue de les neutraliser ou de les censurer quand ils dénoncent publiquement leurs activités, rappelle La Ligue des Droits et Libertés.

stock-photo-portrait-of-a-businessman-with-a-bandage-on-his-mouth-46404016C’est en vertu de cette loi que l’homme d’affaires et propriétaire des Résidences Soleil, Eddy Savoie, a été condamné à verser près de 300 000 $ en dommages à Pierrette Thériault-Martel, pour avoir intenté contre elle une poursuite jugée abusive.

« Eddy Savoie avait intenté, en juillet 2011, une poursuite en diffamation de 400 000 $ contre Mme Thériault-Martel après qu’elle eut dénoncé les mauvais services offerts au CHSLD Saint-Lambert-sur-le-Golf, le premier CHSLD exploité en partenariat public-privé », rapportait La Presse au moment du verdict.

Par conséquent, sans trop nous avancer, nous pouvons fortement supposer que si l’ESG-UQAM choisit l’optique de nous poursuivre en justice pour diffamation, suite à la publication de ce nouvel article, elle tombera sous le couperet de la loi contre les « poursuites-bâillons », en plus de donner un nouveau coup dur à sa « réputation ».

Ne loupez pas: Les Guignols de l’Info se parent d’un nouveau générique

Nous tenons à souligner une fois de plus que notre objectif est d’utilité sociale, que nous visons à améliorer la réputation de l’UQAM [non pas à lui nuire], et ce en pointant du doigt ses lacunes, pour qu’elles soient réparées.

Par conséquent, Finobuzz suggère plutôt à ses détracteurs une optique prévue par la loi, plus courtoise et moins brutale que de nous menacer de poursuites civiles:

Exercez votre droit de réponse ! 

Nous sommes joignables via notre formulaire de contact ou bien laissez-nous un commentaire…

Pour rappel, Finobuzz est un média [gratuit] qui répond aux critères de l’article 1 de La loi sur la presse au Québec:

Art. 1.  » Le mot «journal», aux fins de la présente loi, signifie tout journal ou écrit périodique dont la publication à des fins (…) de distribution gratuite a lieu (…) plus d’une fois par mois et dont l’objet est de donner des nouvelles, des opinions, des commentaires ou des annonces. »

Nous nous conformons donc à cette loi et à son article 7:

Art. 7  « Le journal doit également publier à ses frais, pourvu qu’elle soit ad rem, qu’elle ne soit pas démesurément longue et qu’elle soit couchée dans des termes convenables, toute réponse que la partie qui se croit lésée [par un article publié dans un journal] lui fera tenir. »

Finobuzz souhaite conclure ce billet en saluant les représentants de la vénérable institution uqamienne,

En espérant que nous ferons changer les choses pour les générations futures !!!!

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